Les articles techniques

 
   

LA COUVERTURE DU DOS CHEZ LE TEXAN  par Bertrand LORNE

  Pour caractériser une bonne couverture du dos chez un Texan, plusieurs éléments sont à prendre en compte.Je reprendrai ci-dessous chacun de ces facteurs en rappelant les critères donnés dans le standard officiel. Le corps : Le Texan doit être un pigeon trapu, robuste et ferme, à la poitrine développée. La longueur et la profondeur du sternum sont approximativement de 9 cm. La largeur  de la poitrine est supérieure à la profondeur, ce qui donne un aspect super carré.Ailes : Elles doivent être portées sur la queue, posées à plat ( éviter la forme en bateau ), serrées au corps, l’articulation antérieure est bien recouverte. Les ailes couvrent complètement le dos.Queue : La queue doit être assez courte et tenue fermée : environ 15 cm de long, depuis l’arrière des pattes jusqu’à son extrémité. La largeur doit se rapprocher le plus possible de celle d’une plume.  Elle est portée horizontalement, parallèle au sol à 7,5 cm de celui-ci. Elle ne doit pas dépasser de 2 cm l’extrémité des ailes et s’appliquer contre elles afin de ressembler le moins possible à une poignée de porte.On doit avoir l’impression que le Texan va glisser dans la main quand on le tient correctement. En vue de dessus, un Texan idéal doit avoir des ailes bien posées sur la queue, s’arrêtant à deux centimètres en retrait de cette dernière.La compacité et la quantité des plumes alaires doit laisser apparaître une zone dégagée  au niveau du croupion et de la queue, d’une forme rappelant celle d’un triangle, ( Photo 2 ) dont il faut rechercher à minimiser la surface.La musculature des ailes qui est fonction de l’activité du vol de nos Texans, a également un rôle bénéfique dans l’obtention d’un  port convenable, c’est pourquoi, il n’est pas nécessaire de trop faciliter  l’accès de nos pigeons aux nids, perchoirs, etc.., ce qui peut être pour eux un excellent  exercice physique.

 
 
 

 

          Photo 1                           Photo 2

Chez le sujet de la photo 1, les ailes sont trop écartées et la mauvaise couverture du plumage alaire, laisse entrevoir une trop importante partie du dos.

Autre point négatif, la distance qui va de la pointe des ailes à l’extrémité de la queue est nettement supérieure aux 2 cm recherchés.Le mâle Texan de la photo 2, présente une forme qui laisse deviner une bonne largeur et qui se réduit harmonieusement en direction de la queue où les ailes viennent se poser, en se touchant, mais sans se croiser.La zone de dégagement dont j’ai fait allusion précédemment présente une surface faible, grâce à une bonne couverture alaire. 

Le TEXAN ROUGE RECESSIF
     

LE TEXAN ROUGE RECESSIF ( Article paru dans le bulletin 62 du TCF)

Observant depuis quelques années une diminution du nombre de sujets de cette variété en exposition, il nous a semblé nécessaire d’essayer de dynamiser son élevage, en lui consacrant, dans un premier temps cet article.

Nombreux sont les éleveurs qui ont arrêté de travailler cette couleur, suite à des jugements trop hétérogènes lors des expositions.

Nous reviendrons donc ci-dessous sur les caractéristiques variétales et les orientations que le TCF souhaite suivre pour que le Texan rouge récessif retrouve l’engouement qu’il avait suscité au début des années 90.

Origine :

Le Texan rouge récessif fit ses débuts en exposition en France en 1987, suite à l’importation de sujets américains.

En effet, cette variété avait déjà vu le jour une quinzaine d’années auparavant grâce aux travaux de M. Mahaffey.

Standard :

Le standard est le même que pour tous les autres Texans, et nous ne reviendrons donc pas sur les caractéristiques de forme, prioritaires chez cette race.

Par contre, nous aborderons l’aspect coloration lié à cette variété.

Les différences de coloration :

Le rouge récessif s’exprime chez le Texan, dans la mesure où , le gène responsable de cette couleur est présent en double dose ,et qu’il masque ainsi les autres couleurs de base du sujet.

Son association avec le gêne " faded " responsable de l’autosexabilité permet d’obtenir différentes intensités de couleur et qualités de dessin du manteau.

-chez le mâle

Etant doublement affecté par le gène de délavement, le rouge s’exprime alors par une chaude couleur appelée " saumon " par son créateur.

Le plumage est donc clair, avec ou sans barres et plus ou moins écaillé chez certains.

L’intensité de la couleur saumon-beige variera en fonction de la sous couleur de base que le rouge masquera.

Chez certains sujets, l’extrémité des rémiges est plus délavé et apparaît blanche, ceci ne peut être considéré comme un défaut .

En effet, ce dernier point met en évidence que la sous couleur de base dominée est le rouge cendré, et c’est avec ce type de sujets, que sont obtenues les couleurs très homogènes.

-chez la femelle

Les femelles, elles, ne reçoivent qu’une dose du gêne " faded ", et le rouge s’exprime alors dans des nuances plus ou moins éclaircies, en fonction là aussi de la sous couleur masquée.

Des barres ou un plumage écaillé peuvent également être observés.

L’autosexabilité :

Dés la naissance, la différenciation sexuelle des petits Texans rouge récessif est tout aussi visible qu’elle l’est chez le Texan.

Les mâles ont le bec clair dès le premier jour et un duvet faible.

Les femelles ont un duvet bien garni et un anneau de couleur rougeâtre à l’extrémité du bec.

Ensuite, à la sortie du nid la couleur des mâles apparaît plus claire que les femelles et cette différence de coloration augmentera encore avec l’effet de la mue qui surviendra quand le pigeonneau aura 3 à 5 mois.

En conclusion :

Quel que soit le dessin du manteau, la couleur des mâles doit rester bien claire, de façon à respecter à coup sur l’autosexabilité de cette variété.

Les femelles ayant une couleur au niveau du croupion et de la queue "  noirâtre, plombée ", ne sont pas à conserver, car elles sont vectrices de mâles trop colorés.

De même, des pigeonnes portant des plumes blanches en couverture du manteau doivent être, elles aussi sanctionnées.

Chez les deux sexes, la présence de rémiges partant d’un ton rouge pour se terminer à leur extrémité par du blanc , ne peut être considérée comme un défaut car ce sont là, des plumes extériorisant pleinement le gêne de décoloration propre à tous les Texans.

Dans la mesure où ces critères sont respectés, il ne faut pas oublier que le Texan rouge récessif est un pigeon de forme, et que c’est bien sur ses qualités morphologiques également, qu’il doit être apprécié.

Les propos de cet article, ont été validés par Mr Mahaffey, lors du dernier courrier qu’il m’a adressé au moi de mai 2001, et ne sont en aucun cas des appréciation personnelles de cette variété de Texan.

Bertrand Lorne

La Tête chez le TEXAN
     

QU’EST CE QU’UNE BONNE TETE CHEZ LE TEXAN par Bertrand LORNE

Pour répondre à cette question, je me servirai dans un premier temps des mots de W. O Mahaffey quand on lui a demandé de caractériser la tête idéale de notre pigeon : 

" la tête doit être petite et portée à environ 2 cm en arrière de la poitrine. Le bec et la tête forment un V vu de dessus, l’attache au cou est nette et régulière, de même que celle du cou à la poitrine "

De façon à être complet dans cette réflexion, je vais vous parler des différents composants visibles de la tête et de son support ; le cou.

L’ensemble, quand il est réussi, représente 25 % dans l’échelle des points du standard, soit l’équivalence des points accordés pour le corps du texan, c’est dire son importance !

 


 

-Le bec est fin, porté presque horizontalement, avec des caroncules petites. Sa couleur peut être clair mais aussi partiellement coloré.

-Seuls les oeils de vesce sont à pénaliser chez le texan, toutes les intensités dans la coloration de l’œil sont acceptées.

Le tour de l’œil, lui, doit être étroit et de couleur chair.

-L’attache, qui correspond à l’endroit où la tête vient se poser sur le cou, doit être fine.

Pendant plusieurs années, une incompréhension ou une mauvaise information par rapport à cette qualité d’attache fine recherchée, a engendré la venue de pigeons avec certes une attache étroite, mais avec un cou presque parallèle ( en forme de tuyau de poêle ! )

-Le cou, qui démarre au niveau de l’attache doit prendre une forme conique qui vient s’appuyer sur les épaules.

Les lignes du cou doivent être harmonieuses, sans ruptures dans leur dessin.

-La boite crânienne doit être arrondie, mais sans exagération, de façon à ne pas obtenir des têtes type " mondain ".

Une légère cassure avec le bec que j’appellerai chanfrein, doit exister mais sans former un angle trop fermé.

-Les plumes qui recouvrent le cou doivent être serrées contre celui-ci.

Toutes traces de huppes, de fanons, de plumes frisées sont à proscrire.

Voici donc récapitulées ci-dessus les principales caractéristiques à rechercher pour observer un bon ensemble "  tête et cou ", qui additionnées aux autres critères indispensables chez le texan lui donneront toute sa gracieuseté.

Mauvais ensemble tête et cou        Bon ensemble tête et cou

Le sujet de gauche présente plusieurs points négatifs; plat sur le dessus du crâne, chanfrein trop important, rupture de la ligne du cou sous le bec très marquée et un cou dans son ensemble beaucoup trop long.

Le sujet de droite, même si la photo est prise à un moment où la tête n’est pas en retrait de 2 cm par rapport à la poitrine est bien agréable à regarder.